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Les peintres de Pont-Aven
Pont Aven
A cette époque, Pont Aven est un village ouvert et très animé. La meunerie et le commerce maritime y ont développé les établissements nécessaires à l'accueil des voyageurs (en 1900 on compte 40 hôtels, auberges et cafés).
"C'est un petit trou pas cher", note le peintre Jobbe-Duval à l'intention de Gauguin ; Il faut s'y résoudre, c'est cette première qualité qui attire, plus que l'admirable lumière du val.
Venant des villes pour la plupart, les peintres sont très sensibles à l'ambiance citadine du petit port accueillant, où l'on veille tard (et le café n'est-il pas le lieu idéal des controverses esthétiques ?). D'autre part, dans cette Bretagne, pittoresque certes d'un bout à l'autre, mais pauvre et austère, Pont Aven est un hâvre de plaisir ; le pays du Bois d'Amour manifeste une liberté de ton et de moeurs qui tranche avec le conformisme des villages voisins. Une population souriante qui, de plus, parle français... Voilà ce que découvrent ces peintres voyageurs.
Les Américains
C'est à la belle saison qu'ils rejoignent Pont Aven. Ils viennent de Londres, de Philadelphie, des pays nordiques et d'ailleurs. Par commodité et un brin de facétie, les Pontavenistes les baptisent une fois pour toutes : "Les Américains", Français compris.
Cette première génération de peintres académiques, inspirée par les costumes, les paysages et la population, lorgnant une médaille au Salon ou un article dans la presse parisienne, "lance" Pont-Aven et en assure la notoriété.
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